Réunion
L’ambiance était électrique à la Maison. Les frappes devaient s’intensifier, selon le plan pré-établi depuis des mois mais les médias internationaux commençaient à s’émouvoir du nombre de victimes civiles. En état d’urgence depuis plusieurs semaines, l’Etat-Major lui collait un mal de tête insupportable.
En entrant dans son spacieux bureau il demanda à ses collaborateurs de le laisser seul, puis se jeta dans un fauteuil dans un profond soupir.
La fragilité de la force de frappe terrestre, secouée par des dissensions internes, le préoccupait. A quoi bon posséder une des puissances militaires les plus rapides au monde pour trébucher ensuite sur quelques susceptibilités mal placées ?
Il aurait voulu être déjà arrivé à la fin du plan qui, si tout se déroulait comme prévu, impliquerait un nettoyage satisfaisant des poches terroristes sur la zone frontalière et d’un isolement total des Palestiniens dans ce qui leur resterait de territoire. L’action du temps et le silence coûteux des médias permettraient de finir le boulot en quelques années. Un lent génocide, économique et social, de ce lambeau de peuple toujours à grouiller sur leur pays perdu, encerclé par l’expansion inexorables des colons.
Il décrocha son téléphone et fit monter Ayra, une des secrétaires du Premier Bureau.
L’expression de la jeune femme, lorsqu’elle entra dans le Bureau, le fit sourire.
Un air à la fois contraint et anxieux. Mais elle ne pouvait s’empêcher de baisser les yeux, intimidée et déjà soumise. Ses mains nerveusement croisées disaient le travail de l’humiliation qui se creusait en son intérieur, au plus profond de sa chatte.
Il tapota le bureau d’ébène en face de lui pour qu’elle vienne s’y asseoir.
Le rituel était déjà consommé, ce fut une chose vite et bien faite. Il se leva, déboutonna son chemisier pour en faire jaillir deux beaux nichons, dressés d’indignation et de honte. Il les attrapa à pleines mains et commença à se frotter contre sa jupe. Quand il fut prêt il l’attrapa par les cheveux pour l’obliger à se mettre à genoux et le sucer. Il aurait bien éjaculé dans son cul mais il était trop tendu pour se retenir. Il enfonça sa bite profond dans la gorge d’Ayra et l’inonda d’un jet de sperme, modeste sans doute mais honorable compte tenu de son âge.
Il lui tendit quelques mouchoirs en papier et s’essuya lui-même, l'esprit déjà ailleurs. Il la renvoya dans le petit bureau qu’elle partageait avec ses deux collègues et s’amusa à imaginer la tête de ces vieilles pies, qui regarderaient leur jeune voisine de bureau avec mépris et jalousie.
A nouveau seul, un gros rot lui monta des tripes, un bon bol d’air puant expulsé avec l’aplomb de celui qui dirige. Il fit appeler les responsables militaires, il se sentait fin prêt pour établir le programme d’attaque des jours suivants.
Le président israélien accusé de harcèlement sexuel par au moins 8 de ses anciennes collaboratrices (Le Monde, 23 août 2006)

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